À l’issue de leur parcours de 18 mois, et avant leur prise de fonction, les élèves conservatrices et conservateurs de la promotion Rosa Bonheur présenteront leurs travaux réalisés durant leurs stages de spécialité. Ces soutenances se dérouleront devant un jury composé des rapporteurs, des membres de la direction des études de l’Institut national du patrimoine, et en présence des maîtres de stage qui les ont accueillis et accompagnés.
Archéologie
4 juin, 9h30 – 10h10
L’amphithéâtre des Trois Gaules au Jardin des Plantes
Conserver, étudier, valoriser un monument emblématique : quelle stratégie ? Quelles ambitions ?
Oriane Avazeri, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé à la Direction de l’Archéologie de la Ville de Lyon, sous la direction de Sophie François, directrice, et de Vianney Rassart, directeur adjoint.
Site emblématique du passé antique de Lyon, l’amphithéâtre des Trois Gaules fait l’objet d’un projet d’études et de valorisation après avoir souffert pendant des décennies d’un manque de recherches et de travaux à la hauteur de son importance historique. Ce travail, réalisé en deux temps, analyse les possibilités de réhabilitation du monument. La deuxième partie est une étude documentaire qui permettra d’orienter les décisions des Monuments historiques. Elle vise à renforcer les connaissances archéologiques du site en croisant les différentes sources archivistiques et en revenant notamment sur les fouilles conduites par Amable Audin dans les années 70, qui ont permis la mise au jour d’une grande partie de l’amphithéâtre.
Rapporteur : Mathias Dupuis, directeur du service Archéologie de Chartres Métropole
4 juin, 10h20 – 11h00
Face à la mer : patrimoine archéologique et politiques territoriales publiques
Clara Millot-Richard, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au Service archéologie de Grand Patrimoine Loire-Atlantique, sous la direction de Deborah Sebag, cheffe du service.
L’objet de ce travail scientifique est de proposer des pistes de réflexions sur un enjeu actuel et pressant qui traverse aussi bien la communauté archéologique que les collectivités territoriales : l’érosion côtière des sites archéologiques dans le contexte du changement climatique.
Le travail a pris place au service archéologie du département de Loire-Atlantique. Dans les services archéologiques de collectivités, la question des moyens et du temps consacré à des réflexions non opérationnelles n’est pas évidente dans un contexte budgétaire incertain et tendu. Nous avons donc cherché à créer des outils, comme un Système d’Informations géographiques et les données LIDAR pour évaluer et quantifier l’érosion. Cette mission scientifique met en lumière toute la complexité d’un sujet très actuel.
Rapporteur : Sophie Casadebaig, cheffe du service archéologie du Morbihan
4 juin, 11h10 – 11h50
L’archéologie du bâti et le patrimoine architectural protégé dans la ville de Chartres : enjeux, méthode et objectifs
Ivan Lafarge, élève conservateur du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au Service Archéologie de Chartres Métropole, sous la direction de Mathias DUPUIS, directeur de C’Chartres Archéologie.
L'étude a permis d'appréhender le bâti du centre de Chartres classé SPR, un ensemble patrimonial remarquable et cohérent mais fragile, ainsi que la définition des éléments formels caractéristiques de la construction chartraine. Des pistes de recherche ont été dégagées autour de l’approche patrimoniale du bâti dans le cadre de la mise en place d'une carte archéologique sur ce sujet.
Cette étude met en avant la nécessité de la transversalité des patrimoines, notamment entre aménagement et conservation du bâti.
Rapporteur : Fabrice Henrion, conservateur régional de l’archéologie, DRAC Normandie
4 juin, 12h00 – 12h40
Réviser pour mieux prescrire. Actualisation des ZPPA en Lorraine
Juliette Christophe, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au service régional de l’archéologie de la DRAC Grand Est, sous la direction de Philippe Kuchler, conservateur régional de l’archéologie adjoint, site de Metz.
Inscrit dans une démarche de révision des zones de présomption de prescription archéologique en Lorraine, menée au sein du service régional de l’archéologie de Metz, ce travail articulant réflexion méthodologique, analyse documentaire et traitement cartographique, a eu pour principal objectif de proposer des zonages actualisés, adaptés aux réalités archéologiques et aux contextes locaux. Résultat d’une alternance de phases de recherche autonome et de temps d’échange collectif, il a donné lieu à la production de cartes, notices argumentaires et outils numériques pour les communes d’Hettange-Grande, Liverdun et Pont-à-Mousson.
Rapporteur : Cyril Montoya, conservateur régional de l’archéologie, DRAC PACA
4 juin, 12h00 – 12h40
Prescrire pour protéger : bilan des prescriptions archéologiques sur les édifices protégés au titre des monuments historiques en Pays de la Loire (2017-2025)
Aline Resch, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au service régional de l’archéologie de la DRAC Pays-de-la-Loire, sous la direction d'Isabelle BOLLARD-RAINEAU, conservatrice régionale de l’archéologie, DRAC Pays-de-la-Loire.
A partir d’un corpus de 76 opérations, cette étude analyse la place et les modalités de l’archéologie préventive sur les édifices protégés au titre des monuments historiques dans la région des Pays de la Loire entre 2017 et 2024. Elle interroge les pratiques de prescription, les types d’interventions, les acteurs, les coûts et les cadres réglementaires et scientifiques. Elle met en évidence les spécificités de l’archéologie du bâti, les dynamiques territoriales contrastées ainsi que les enjeux institutionnels et scientifiques propres à l’articulation entre archéologie et monuments historiques et entre conservation du patrimoine, production des connaissances et valorisation des résultats.
Rapporteur : Thierry Lorho, conservateur régional de l’archéologie adjoint, DRAC Centre-Val-de-Loire
4 juin, 14h30 – 15h10
Du sous-sol au vivant : faire dialoguer archéologie et écologie pour préserver les patrimoines en Occitanie
Étude des enjeux de biodiversité dans la pratique réglementaire et scientifique de l’archéologie
Candice Chany, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au Service régional de l’archéologie de la DRAC Occitanie, sous la direction de Christophe Gilabert, conservateur régional de l’archéologie adjoint pour le site de Montpellier.
Face au dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité, la pratique archéologique se doit de réfléchir à son impact sur l’environnement et les écosystèmes. À partir d’une analyse du traitement des dossiers présentant des enjeux environnementaux au SRA Occitanie, il s’agira de proposer une réflexion sur la manière d’évaluer l’impact de l’archéologie préventive et programmée sur la biodiversité et de mieux appréhender ces dossiers pour concilier patrimoine environnemental et archéologique. Par l’élaboration d’esquisses de solutions et d’un recueil de fiches pratiques, ce travail cherche à souligner comment la prise en compte de l’environnement peut enrichir les missions d’un SRA.
Rapporteur : Cyril Montoya, conservateur régional de l’archéologie, DRAC PACA
4 juin, 15h20 – 16h00
Évaluation de la politique de prescription du département du Var au prisme de l’aménagement du territoire
Nicolas Jacquin, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au service régional de l’archéologie de la DRAC PACA, sous la direction de Cyril Montoya, conservateur régional de l’archéologie.
Ce travail scientifique propose un bilan de la prescription dans le Var, au regard de l’aménagement du territoire. Utilisant un système d’informations géographique (SIG) et mobilisant des données issues de la base Sitadel ou du géoportail de l’urbanisme, il a permis de mettre en lumière des zones sous-exploitées, et/ou insuffisamment couvertes par des zonages de présomption de prescription archéologique, malgré une importante dynamique d’aménagement. Plus qu’un simple bilan, ce mémoire a cherché à mettre au point des méthodes d’analyses, facilement réplicables au sein d’autres services régionaux de l’archéologie.
Rapporteur : Philippe Kuchler, conservateur régional adjoint de l’archéologie, DRAC Grand-Est
4 juin, 16h10 – 16h50
Bilan des prescriptions archéologiques associées aux projets d’aménagement de parcs agri- et photovoltaïques
Elvire Stevenard, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’Etat
Stage réalisé au service régional de l’archéologie de la DRAC Centre-Val-de-Loire, sous la direction de Thierry Lorho, conservateur régional de l'archéologie adjoint, DRAC Centre-Val-de-Loire.
Elvire Stevenard a réalisé un bilan des prescriptions du service régional de l’archéologie du Centre-Val de Loire sur les aménagements des parcs photo- et agrivoltaïques depuis 2020. Potentiellement destructeurs de vestiges enfouis, leur développement exceptionnel ces dernières années a entraîné une difficulté de mise en œuvre des diagnostics archéologiques. Ce travail de synthèse, adossé à un système d’information géographique, a apporté des données exhaustives sur un sujet sensible tout en illustrant l’évolution des politiques de prescription dont il a fait l’objet. Enfin, il a permis de créer un outil de suivi pérenne à l’usage du service.
Rapporteur : Philippe Kuchler, conservateur régional adjoint de l’archéologie, DRAC Grand-Est
Archives
5 juin, 10h20 – 11h00
Classement d’un fonds d’archives privées aux Archives départementales du Loiret : le fonds Rancourt de Mimérand (35 J)
Mattéo Vierling, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé aux Archives départementales du Loiret, sous la direction de Juliette Gautier, directrice des Archives départementales du Loiret.
Le travail scientifique a consisté dans le classement d’un fonds d’archives privées, le fonds Rancourt de Mimérand (35 J). Il s’agit d’un fonds familial et seigneurial relativement classique, comprenant des documents datant du XIVe au XXe siècle, ainsi qu’un important gisement de documents « publics » relatifs aux offices d’Ancien Régime détenus par les membres de la famille. La principale particularité de ce classement est liée à l’existence d’une première partie du fonds déjà classée dans les années 1980, qu’il a fallu reprendre pour intégrer les documents non classés. Le fonds se révèle très riche pour l’histoire locale du Giennois et se caractérise par une grande variété de typologies documentaires.
Rapporteur : Julie Deslondes, directrice des Archives Départementales du Calvados
5 juin, 11h10 – 11h50
Le fonds déposé de Couddes : classer un riche vrac d’archives
Paul Leonardo de Sá, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé aux Archives départementales du Loir-et-Cher sous la direction de Anne-Élyse Lebourgeois, directrice du service.
Couddes est une commune rurale dont le fonds d’archives est d’une grande richesse. Il contient les typologies classiques d’un fonds communal, comme des typologies beaucoup plus rarement conservées. L’intérêt de ces documents tranche avec l’état de vrac dans lequel ils sont entrés. Son classement a été l’occasion de se questionner sur la sélection des documents dans un contexte où peu de fonds communaux sont encore traités.
Rapporteur : Julie Deslondes, directrice des Archives départementales du Calvados
5 juin, 12h00 – 12h40
Archives de la santé. Le classement du fonds des archives anciennes de l’hôpital de Meulan
Ombeline Chabridon, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé aux Archives départementales des Yvelines, sous la direction de Hélène Guichard-Spica, directrice des Archives départementales des Yvelines.
Ce travail rend compte du traitement du fonds 11H-Dépôt de l’Hôpital de Meulan (1597-1981). Au-delà du sauvetage d’un précieux fonds d’archives anciennes en péril, l’enjeu réside dans la structuration d’un répertoire numérique normalisé permettant l’accès des chercheurs à ces archives dont la richesse est trop souvent méconnue : histoire sociale, architecture hospitalière, vie locale et administration rurale sont autant de facettes de ce patrimoine documentaire qui gagnerait à être davantage exploré et auquel la méthodologie de classement mise en œuvre tente de faire honneur.
Rapporteur : Bruno GALLAND, directeur des Archives départementales du Rhône et de la métropole de Lyon
5 juin, 12h00 – 12h40
Collecter les fonds privés aux Archives départementales du Tarn. Diagnostic et pistes opérationnelles
Louise Gousseau-Kotwica, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé aux Archives départementales du Tarn, sous la direction d’Eric Montat, directeur des Archives départementales du Tarn.
Cette étude est le fruit d’un classement des archives tarnaises de Paul Quilès (1942-2021), ancien ministre, député du Tarn et maire de Cordes-sur-Ciel, qui a servi de spécimen pour l’élaboration d’une évaluation de la politique de collecte des archives privées aux Archives départementales du Tarn. Il s’est agi d’établir un diagnostic et de proposer des pistes opérationnelles à la fois pour le traitement des fonds déjà en magasin et pour les collectes à venir. Ce travail contribuera à la réévaluation de la place des archives privées au sein du service dans un contexte de réinvestissement du champ des archives publiques contemporaines.
Rapporteur : Juliette Gaultier, directrice des Archives départementales du Loiret
5 juin, 14h30 – 15h10
Préconisation pour le classement du fonds de la sous-préfecture de Villefranche-sur-Saône
Thomas Chevailler, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé aux Archives départementales du Rhône et de la métropole de Lyon, sous la direction de Bruno GALLAND, directeur des Archives départementales du Rhône et de la métropole de Lyon.
Le travail scientifique effectué durant le stage de spécialité a porté sur le classement d’un fonds de documents bureautiques versé par la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF), et sur le fonds d’archives de la sous-préfecture de Villefranche-sur-Saône incluse dans la série Z pour la période moderne. Le travail mené sur ce dernier a conduit à la rédaction d’un répertoire méthodique et de préconisations pour le classement du fonds.
Rapporteur : Romain Joulia, directeur des Archives nationales d’Outre-Mer
5 juin, 14h30 – 15h10
Classement de la sous-série 3S aux Archives départementales du Calvados
Théo Mérand, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé aux Archives départementales du Calvados sous la direction de JStage réalisé aux Archives départementales du Calvados sous la direction de Julie Deslondes, directrice des Archives départementales du Calvados.ulie Deslondes, directrice des Archives départementales du Calvados.
Le travail scientifique réalisé au cours du stage consistait en un classement de la sous-série 3S. Celle-ci concerne la navigation intérieure, au sein d’une série dédiée aux travaux publics. Il s’agissait d’archives modernes, dont les dates allaient approximativement de la Révolution à la Seconde Guerre mondiale. L’essentiel du fonds traité portait sur les bacs et les ponts permettant de traverser les cours d’eau du département. La durée du stage a permis d’aller au bout du classement : l’instrument de recherche rédigé a été diffusé en ligne et quelques documents ont pu être numérisés.
Rapporteur : Hélène Maurin, directrice des Archives Départementales de Haute-Savoie
5 juin, 15h20 – 16h00
La collecte des archives des cabinets ministériels – Bilan de la décennie 2012-2024
Florian Taillecours, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au Service interministériel des Archives de France (SIAF), sous la direction de Violette Lévy, cheffe du Bureau du contrôle, de la collecte, des missions et de la coordination interministérielle, Sous-direction de la collecte, de la conservation et de l’archivage électronique.
L’étude porte sur la dernière décennie de collecte des archives des cabinets ministériels, sujettes à des enjeux archivistiques, juridiques et politiques. Réalisée dans l’urgence et à un rythme accru depuis 2024, cette collecte d’archives essentielles à la compréhension du travail des gouvernements s’est considérablement améliorée ces dernières années, notamment pour les archives numériques. Après une présentation des données quantitatives, cette étude analyse les pratiques, les facteurs de réussite ainsi que les enjeux liés à la protection du secret des délibérations du gouvernement.
Rapporteur : Romain Joulia, directeur des Archives nationales d’Outre-Mer
5 juin, 15h20 – 16h00
Les archives des Archives départementales du Puy-de-Dôme : traitement global et mise en perspective
Pauline Van Thienen, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé aux Archives départementales du Puy-de-Dôme, sous la direction de Gaël NORMAND directrice-adjointe, cheffe du service Conseil, Collecte, Classement des Archives départementales du Puy-de-Dôme
Ce travail scientifique a consisté dans le traitement global du fonds des Archives départementales du Puy-de-Dôme. Ce fut l’occasion de mener une réflexion sur le fonctionnement du service et les fonctions de l’archiviste à travers une opération d’audit, de collecte, de reprise des versements existants, de tri, de classement et de valorisation des documents ainsi redécouverts. La mission a notamment donné lieu à la réalisation d’un instrument de recherche organique et à l’élaboration d’un tableau de gestion pour le service.
Rapporteur : Hélène Maurin, directrice des Archives Départementales de Haute-Savoie
5 juin, 16h10 – 16h50
Les archives du tourisme en Pays de Savoie : classement des archives de l’Agence Savoie Mont Blanc (ASMB)
Margot Paget, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé aux Archives départementales de Haute-Savoie, sous la direction d’Hélène Maurin, directrice du service.
La mission scientifique portait sur le classement des archives de l’Agence Savoie Mont Blanc (ASMB), agence technique touristique bi-départementale chargée de promouvoir les territoires de la Savoie et de la Haute-Savoie. Versés en avril 2025 à la suite de la liquidation de l’agence, les 35 mètres linéaires d’archives administratives et de publications touristiques ont fait l’objet d’un important travail de classement, de tri et de reconditionnement. Le chantier comprenait également un volet électronique consacré à la récupération et à l’audit des archives numériques de l’ASMB.
Rapporteur : Gaël Normand, directrice-adjointe des Archives départementales du Puy-de-Dôme
Soutenance à huis clos
Gaëlle Mignot, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Confidentiel.
Monuments historiques - Inventaire
8 juin, 10h20 – 11h00
Les plans de sauvegarde du trésor de la cathédrale de Chartres et des églises de Nogent-le-Rotrou : accompagnement et mise en œuvre opérationnelle
Célia Fleury, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au sein de la conservation régionale des monuments historiques (DRAC Centre-Val-de-Loire), sous la direction de Anne Embs, conservatrice régionale des monuments historiques, DRAC Centre-Val-de-Loire.
L’élaboration de deux plans de sauvegarde des biens culturels permet de comparer leurs méthodologies : l’une interne et collégiale pour le trésor de la cathédrale de Chartres, et l’autre partenariale pour les églises de Nogent-le-Rotrou. Les documents produits sont aboutis mais évolutifs, résultats d’expériences partagées entre la CRMH Centre-Val-de-Loire et le SDIS d’Eure-et-Loir.
Rapporteur : Carine Durand, conservatrice, Conservation régionale des Monuments historiques, DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.
8 juin, 11h10 – 11h50
La gestion des objets des cathédrales de Savoie et d’Isère - De la sécurité à la valorisation
Théodora Bochnakian, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au sein de la Conservation régionale des monuments historiques (DRAC Auvergne Rhône-Alpes, site de Lyon), sous la direction de Carine Durand, conservatrice des monuments historiques pour les départements de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie.
Ce travail scientifique rend compte de plusieurs problématiques liées à la gestion des objets mobiliers des cathédrales de Chambéry, de Saint-Jean-de-Maurienne et de Moûtiers (Savoie), ainsi que de la cathédrale de Grenoble (Isère). Il s’articule autour de trois grands axes : un premier volet consacré à la sécurité des collections, à travers la révision des Plans de Sauvegarde des Biens Culturels (PSBC) des quatre cathédrales ; un deuxième axe dédié à la conservation de ces objets, illustré par l’exemple d’un chantier des collections mené dans les réserves de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne ; enfin, un dernier axe proposant quelques réflexions sur la valorisation de ce patrimoine mobilier religieux.
Rapporteur : Pauline Ducom, adjointe du service et référente scientifique pour la cathédrale de Nantes, Conservation régionale des Monuments historiques, DRAC Pays-de-la-Loire.
8 juin, 11h10 – 11h50
L'inventaire de la collection d’objets scientifiques et techniques du lycée la Martinière de Lyon
Maéva Bonfanti, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au sein du Service régional de l’Inventaire d’Auvergne-Rhône-Alpes, sous la direction de Catherine Guégan, conservatrice en chef du patrimoine, Service régional de l’Inventaire d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Lorsque l’école la Martinière ouvre à Lyon en 1833, elle possède un musée de machines à vocation pédagogique. De ce riche musée, seuls deux cents objets subsistent aujourd'hui, conservés dans le grenier du lycée. Cette collection scientifique et technique a fait l’objet d’une opération d’inventaire visant à la documenter au mieux avant de la mettre en ligne sur la base de données Gertrude. Entre difficultés pratiques, dans un grenier poussiéreux, et méthodologiques, l’enquête conduit sur les traces de ce qui fut le petit conservatoire des arts et métiers de Lyon.
Rapporteur : Jean Bernard, conservateur au Service Régional de l’Inventaire Grand-Est.
8 juin, 12h – 12h40
Lancement de l’opération d’inventaire topographique de la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse : l’inventaire du patrimoine architectural et mobilier de la commune de Fromelennes
Amaryl Dinh, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au Service Régional de l’Inventaire Grand-Est, sous la direction de Jean Bernard, conservateur au Service Régional de l’Inventaire Grand-Est.
En 2025, la Région Grand Est, en partenariat avec le Conseil départemental des Ardennes, a lancé l’inventaire topographique de la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse. De la rédaction du Cahier des clauses scientifiques et techniques à l’étude du patrimoine architectural et mobilier de Fromelennes, entre Givet et la frontière belge, ce travail a renforcé la connaissance d’un village traversé par la Houille et où se mêlent patrimoine industriel, rural et religieux. L’analyse croisée du terrain, des archives et des témoignages met en lumière l’influence des usines de cuivre, notamment Tréfimétaux, de l’abbaye de Félix Pré ou de la centrale nucléaire de Chooz sur ce territoire.
Rapporteur : Alain Beschi, chef de la Mission de l'Inventaire général du patrimoine culturel - Ministère de la Culture.
8 juin, 12h – 12h40
Des profondeurs au Paradis : promouvoir un projet de restauration pour les peintures murales et le groupe sculpté de la Mise au Tombeau de la chapelle du Saint-Sépulcre de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Aumale
Laureen Gressé-Denois, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé à la CRMH de la DRAC Normandie, sous la direction conjointe de Vincent Simonet, conservateur des Monuments historiques, et de Florie Alard, conservatrice régionale adjointe des Monuments historiques.
Joyau pictural aux confins de la Normandie, la chapelle du Saint-Sépulcre de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d’Aumale présente un état sanitaire préoccupant. En vue d’un projet de restauration, il était nécessaire d’approfondir la connaissance de son décor, d’analyser ses altérations au regard de l’ensemble de l’édifice et de définir un parti pris de restauration. L’étude scientifique menée, dans le cadre du contrôle scientifique et technique de l’État, a permis d’établir une analyse historique (identification, attribution, datation) ainsi qu’un diagnostic sanitaire de la chapelle. Ce travail a conduit à la formulation de préconisations pour la rédaction d’un cahier des charges de restauration.
Rapporteur : Pauline Ducom, adjointe du service et référente scientifique pour la cathédrale de Nantes, Conservation régionale des Monuments historiques, DRAC Pays de la Loire.
8 juin, 14h30 – 15h10
La valorisation des vestiges liés à l’incendie de la cathédrale de Nantes
Ella Dureault, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au sein de la conservation régionale des monuments historiques (DRAC Pays-de-la-Loire), sous la direction de Pauline Ducom, conservatrice des monuments historiques, adjointe du service et référente scientifique pour la cathédrale de Nantes.
Les conséquences de l’incendie de la cathédrale de Nantes, le 18 juillet 2020, sont multiples : destruction d’éléments patrimoniaux de premier plan (grand orgue, verrière de la façade occidentale, tableau d’Hippolyte Flandrin) ; chantier de dépollution et de restauration programmé sur huit ans (2020-2028) ; conservation et présentation au public des vestiges issus de l’incendie. Le travail scientifique portait sur ce dernier point et s’est articulé autour de trois grands axes : l’identification et la documentation des vestiges ; une sélection d’œuvres ; des perspectives de révision du parcours historique aménagé en 1991 dans les cryptes basses de la cathédrale.
Rapporteur : Florie Alard, conservatrice en chef du patrimoine, conservation régionale des Monuments historiques, DRAC Normandie.
8 juin, 15h20 – 16h00
Le dossier d’inventaire de l’hôtel-Dieu de L’Isle-sur-la-Sorgue. Une monographie d’architecture d’un hôpital du XVIIIe siècle
Cécile Gourhand, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au service Patrimoine, Traditions, Inventaire de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur sous la direction de Maïna Masson-Lautier, conservatrice en chef du patrimoine, chercheuse à l’Inventaire.
Le rapport propose une description et une réflexion sur la méthodologie de l’inventaire appliqué à la monographie d’architecture de l’hôtel-Dieu de L’Isle-sur-la-Sorgue, qui s’inscrit dans l’opération d’inventaire topographique de cette commune du Vaucluse, menée en partenariat par le service Patrimoine, Traditions, Inventaire de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la commune de L’Isle-sur-la-Sorgue. L’hôpital, qui persiste du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui sous la forme d’un centre hospitalier, s’organise autour de bâtiments construits au milieu du XVIIIe siècle. Le dossier étudie l’insertion du bâtiment du XVIIIe siècle dans un tissu urbain plus ancien et son évolution en parallèle de l’avancée de la médecine et de l’agrandissement de l’institution.
Rapporteur : Frédéric Debussche, responsable du service Inventaire du patrimoine culturel de la région Normandie.
8 juin, 16h10 – 16h50
Faire l’inventaire du 1% artistique dans les lycées de l’Eure et de la Seine-Maritime (Région Normandie)
Joy Cador, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au sein du Service Inventaire du patrimoine culturel de la région Normandie, sous la direction de Frédéric Debussche, responsable du service.
Ce travail porte sur le lancement d’une opération d’inventaire consacrée au 1% artistique dans les lycées de l’Eure et de la Seine-Maritime (Région Normandie). Partie intégrante d’une future étude plus vaste dédiée au patrimoine des lycées de la Région Normandie, il retrace le parcours d’un chercheur, depuis la première esquisse du Cahier des clauses scientifiques et techniques jusqu’à sa finalisation, en passant par l’étude des œuvres sur le terrain. Il met en lumière les différents jalons qui scandent une opération d’inventaire, ainsi que l’évolution de la réflexion de celui qui la mène.
Rapporteur : Agnès Brahim-Giry, responsable de l’Unité Recherche, Service Patrimoine et Inventaire Nouvelle-Aquitaine.
Soutenances reportées
Hélène Fleury-Ameztoy, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État — Soutenance reportée.
Anne Vodé, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État — Soutenance reportée.
Musées
6 juin, 12h – 12h40
Les femmes artistes dans les arts décoratifs français entre 1848 et 1889 : quelles perspectives au musée d’Orsay ?
Christophe Zhang, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au musée d’Orsay, sous la direction de Anaïs Alchus, conservatrice du département des Arts décoratifs.
Depuis plus d’une décennie, le musée d’Orsay est engagé dans une démarche de valorisation des femmes artistes. Or, les collections sont encore très largement sous-dotées en la matière. En ce qui concerne les arts décoratifs de la période 1848-1889, seules deux œuvres ont impliqué la participation d’une artiste au cours de leur réalisation. La mission scientifique confiée consistait à identifier des artistes femmes, actives dans le domaine des arts décoratifs en France entre 1848 et 1889, susceptibles de rejoindre les collections du musée d’Orsay. Les résultats de cette recherche ont pris la forme de dossiers documentaires destinés à faciliter le suivi du marché et le repérage de potentielles acquisitions.
Rapporteur : Raphaële Martin-Pigalle, conservatrice en chef du patrimoine, département des peintures modernes, Petit Palais
9 juin, 9h30 – 10h10
Le chantier des collections des fausses terres cuites grecques du musée du Louvre
Marion Erbib, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Musée du Louvre, sous la direction de Cécile Giroire, directrice du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Musée du Louvre.
Le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines conserve une singulière collection de fausses figurines en terre cuite grecques, produites entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. À l’occasion du transfert de cette collection au Centre de conservation de Liévin, un chantier des collections a été mené : les figurines ont fait l’objet d’une étude approfondie, d’interventions de restauration, d’un récolement et d’une couverture photographique complète, avant d’être conditionnées et transportées par navette à Liévin où elles sont désormais conservées de manière pérenne. Ce travail scientifique rend compte des différentes étapes du chantier mené dans ce cadre.
Rapporteur : Daniel Roger, responsable du pôle scientifique, Musée d'Archéologie nationale
9 juin, 11h10 – 11h50
Exposer l’architecture du logement collectif dans le Musée des Monuments français
Jaya Pargade-Klitzke, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au Musée des Monuments français, Cité de l’Architecture et du Patrimoine, sous la direction de Lionel Dufaux, conservateur du patrimoine, Département des collections – Musée, Cité de l'Architecture et du Patrimoine
Dans l’optique d’une refonte partielle du parcours des collections permanentes à l’occasion du vingtième anniversaire de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine en 2027, ce stage a été l’occasion d’accompagner les équipes sur ce projet d’ampleur. Outre des travaux généraux, il s’est focalisé sur la dernière partie de la galerie, portant sur le logement collectif de 1850 à nos jours. L’enjeu a été de faire évoluer le propos et l’organisation générale de cette table et d’y retravailler les articulations, afin de le rendre plus accessible aux publics et de bien insérer la section dans le projet de ré-accrochage général.
Rapporteur : Stéphanie Airaud, directrice du [mac] Marseille
9 juin, 12h – 12h40
Entre ambition scientifique et contraintes institutionnelles : concevoir une exposition patrimoniale dans le cadre de la Capitale européenne de la culture – le cas de Bourges 2028
Vera Atanasova, élève conservatrice du patrimoine, élève internationale
Stage réalisé au sein du Musée national du Moyen-Âge sous la direction de Séverine Lepape, directrice du Musée national du Moyen-Âge.
Ce travail scientifique analyse le projet d’exposition patrimoniale de Bourges dans le cadre de sa désignation comme Capitale européenne de la culture 2028. À partir d’une approche croisant analyse institutionnelle, observation participante et étude curatoriale, il interroge la manière dont les contraintes politiques, techniques et patrimoniales façonnent la conception d’une exposition de grande ampleur. L’étude met en lumière le rôle central du commissariat d’exposition comme espace de négociation entre exigences scientifiques, conservation des œuvres, contraintes du bâti historique et objectifs de médiation, tout en questionnant la mobilisation du patrimoine comme levier de transformation culturelle et territoriale.
Rapporteur : Sophie Harent, directrice du Musée national Magnin
9 juin, 12h – 12h40
Préparation d’une exposition sur la création artistique à Rennes dans les années 60
Cécile De Collasson, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au Musée des Beaux-Arts de Rennes, sous la direction de Delphine Galloy, directrice du Musée des Beaux-Arts Rennes.
Le principal enjeu du stage était d’identifier les grandes thématiques à aborder dans l’exposition ainsi que les partenaires et ressources à mobiliser pour faire de ce projet le moteur d’actions collectives autour du patrimoine des années 1960 à Rennes. Le travail a notamment porté sur la création architecturale des Trente Glorieuses, qui a marqué durablement le paysage urbain, ainsi que sur l’art dans l’espace public, permettant de tisser des liens avec les collections du musée.
Rapporteur : Stéphanie Airaud, directrice du [mac] Marseille
9 juin, 14h30 – 15h10
"Au pied de la lettre" : (ré)écrire le Petit Palais – Louvre en Avignon dans l’exposition-anniversaire du musée
Mathilde Berthier-Debeugny, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au musée du Petit Palais d’Avignon, sous la direction de Fiona Lüddecke, conservatrice – cheffe d’établissement du musée du Petit Palais.
Ce travail scientifique analyse la production de l’exposition temporaire organisée à l’occasion du cinquantenaire du musée du Petit Palais – Louvre en Avignon en 2026. Pensée comme un outil expérimental autant que commémoratif, l’exposition s’inscrit dans un contexte de transformation institutionnelle marqué par le renforcement du partenariat avec le musée du Louvre et par l’adoption du Projet Scientifique et Culturel. En prenant pour thème l’écrit dans la peinture médiévale, le projet interroge la valorisation des collections à travers des thématiques scientifiques ambitieuses et les modalités d’inscription d’une exposition temporaire dans un parcours permanent en cours de refonte.
Rapporteur : Sophie Harent, directrice du Musée national Magnin
9 juin, 14h30 – 15h10
L’élaboration du plan pluriannuel de restauration des collections du musée d’art contemporain de Marseille
Chiara Vitali, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au musée d’art contemporain de Marseille [mac], sous la direction de Stéphanie Airaud, directrice du [mac] Marseille.
Engagé dans l’élaboration du projet scientifique, culturel, éducatif et social mutualisé des musées de Marseille ainsi que du PSC d’établissement, le musée d’art contemporain de Marseille mène actuellement plusieurs projets structurants visant à dresser un état des lieux des collections. La rédaction d’un plan pluriannuel de restauration s’inscrit dans ce cadre, avec pour objectifs de renforcer la connaissance scientifique des collections, d’actualiser la veille sanitaire, d’améliorer la valorisation et la diffusion des œuvres, et de permettre une planification budgétaire à moyen et long terme. Ce travail a été réalisé avec l’accompagnement de l’équipe de conservation du musée, des équipes de la Conservation du Patrimoine des Musées et du CICRP.
Rapporteur : Hélène Vassal, conservatrice en chef, directrice du soutien aux collections du musée du Louvre
9 juin, 15h20 – 16h00
Accompagner la genèse d’une exposition au musée national Magnin : « Claude Lefebvre (1632-1675), peintre du roi »
Camille Canteloup, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au Musée national Magnin, sous la direction de Sophie Harent, directrice du Musée national Magnin
Ce travail s’inscrit dans la préparation de la future exposition du musée national Magnin de Dijon, prévue en 2027 : « Claude Lefebvre (1632-1675), peintre du roi » (titre provisoire). Il a permis d’accompagner la genèse du projet : recherches documentaires, constitution de la liste d’œuvres, recherches des œuvres non localisées ou en mains privées, réflexion sur le synopsis et le parcours d’exposition. Ce travail a également été l’occasion d’échanger avec les futures institutions prêteuses et collectionneurs privés afin de réunir le plus grand nombre possible d’œuvres attribuées à l’artiste.
Rapporteur : Fiona Lüddecke, conservatrice – cheffe d’établissement du musée du Petit Palais d’Avignon
9 juin, 15h20 – 16h00
« Penser la refonte du parcours permanent du Musée des Beaux-arts de Tours »
Jeanne Martinez, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au Musée des Beaux-arts de Tours, sous la direction de Hélène Jagot, directrice des musées et du Château de Tours
L’équipe scientifique du Musée des Beaux-arts de Tours mène, dans le cadre de l’élaboration du PSC et d’un projet de refonte du parcours de visite, une réflexion approfondie sur la valorisation de ses collections, dans des modalités permanentes ou temporaires. Ce travail scientifique rend compte de deux missions principales participant à la mise en récit des collections du musée : un audit du parcours permanent visant à identifier des perspectives de refonte, notamment pour les premier et deuxième étages ; puis, dans le cadre d’une mission de co-commissariat, l’élaboration du propos scientifique, de la liste d’œuvres et des textes de l’exposition-dossier « Peindre l’histoire au XIXe siècle : le passé au présent ».
Rapporteur : Delphine Galloy, directrice des Beaux-Arts de Rennes
9 juin, 16h10 – 16h50
Le Cabinet d’art graphique du Mobilier national
Sarah Catala, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au Mobilier National, sous la direction de Vincent Lamouraux, conservateur du patrimoine en charge des collections de mobilier ancien, Mobilier national.
L’étude du Cabinet d’art graphique du Mobilier national vise à redonner une visibilité aux œuvres sur papier, quelquefois sur verre, qui y sont conservées afin d’envisager leur valorisation et leur diffusion. La restitution du contexte de création du Cabinet d’art graphique a permis de déterminer l’histoire des fonds, correspondant aux missions principales du Mobilier national : ameublement, création contemporaine et conservation de biens patrimoniaux. L’analyse de la gestion quotidienne de la collection a conduit à proposer des améliorations touchant à la compréhension du rôle de la réserve, à la réorganisation de sa gestion et à l’organisation de chantiers de collection conformes aux meilleures pratiques de conservation.
Rapporteur : Olivia Savatier Sjöholm, conservatrice en charge des Écoles du Nord au département des Arts graphiques du musée du Louvre
9 juin, 16h10 – 16h50
L'Hérodiade de Montpellier, contribution à la préparation d'une exposition de peinture ancienne
Chloé Perrot, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au musée Fabre de Montpellier, sous la direction conjointe de Juliette Trey, directrice du musée, et Matthieu Fantoni, conservateur.
Successivement attribuée au Guerchin, à Artemisia Gentileschi, à Claude Mellan puis à un « Maître anonyme », l’Hérodiade du musée Fabre constitue l’une des énigmes majeures de la peinture caravagesque française du XVIIe siècle. L’exposition « À la recherche de l’Hérodiade », programmée pour l’hiver 2026-2027 en partenariat avec le musée des Beaux-Arts de Rennes, propose une approche renouvelée, s’appuyant sur les analyses du C2RMF et un abondant corpus de comparaison. Les missions confiées ont porté sur la préparation scientifique et éditoriale du projet, permettant d’appréhender concrètement la complexité d’un projet d’exposition d’envergure entre rigueur scientifique, contraintes institutionnelles et dynamiques de collaboration intermuséale.
Rapporteur : Fiona Lüddecke, conservatrice – cheffe d’établissement du musée du Petit Palais d’Avignon
10 juin, 10h20 – 11h00
Étude scientifique de dépôts consentis au musée du Grand Siècle : inventaire, documentation et médiation
Hélène Queval, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé à la Mission de préfiguration du Musée du Grand Siècle, sous la direction de Virginie Desrante, conservatrice en chef du patrimoine, responsable de l’unité conservation et expositions, chargée des sculptures, mobilier et objets d’art.
Les collections du futur musée du Grand Siècle se composent de trois entités différentes : la donation effectuée par Pierre Rosenberg au département des Hauts-de-Seine en 2020, des acquisitions onéreuses et libérales, ainsi que des dépôts d’autres institutions ou de particuliers. La mission scientifique a consisté à inventorier les dépôts contractualisés en 2024 et 2025 et à les documenter. Elle s’est enrichie de la rédaction de nombreux cartels du futur parcours permanent. Ce travail s’inscrit à la croisée de la conservation, de la documentation et de la médiation, permettant de contribuer à la construction d’un ambitieux musée.
Rapporteur : Anne Labourdette, conservatrice au département des Objets d’art du Musée du Louvre
10 juin, 11h10 – 11h50
Des Expositions internationales aux demeures privées. L’Art déco dans le futur musée des Beaux-Arts de Reims
Agnès Werly, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au musée des Beaux-Arts de Reims, sous la direction de Marie-Hélène MONTOUT-RICHARD, directrice du Musée des Beaux-Arts de Reims
Engagé dans une rénovation d’envergure, le musée des Beaux-Arts de Reims rouvrira en 2027. L’Art déco constituera un point fort du futur parcours. Cette esthétique, qui a profondément marqué la reconstruction de la ville après la Grande Guerre, a longtemps été un point aveugle des collections du musée. Les visiteurs découvriront notamment des ensembles produits pour les expositions internationales de 1925 et 1937 ainsi qu’un décor exceptionnel provenant de l’hôtel de la famille Fels à Paris. Le salon et la salle à manger conçus par l’architecte-décorateur Albert Laprade seront remontés à l’identique.
Rapporteur : Virginie Desrante, responsable de l’unité conservation et expositions à la Mission de préfiguration du Musée du Grand Siècle
10 juin, 12h – 12h40
Godefroy Brauer (1856 ou 57-1923), marchand et collectionneur
Andréa Baserga, élève conservateur du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au Musée du Louvre, sous la direction de Anne Labourdette, conservatrice au département des Objets d'art du Musée du Louvre.
Le travail scientifique conduit au sein du département des Objets d’art du musée du Louvre a porté sur l’étude de la tapisserie de la Résurrection (OA 7387), l’une des œuvres majeures des collections du département. L’examen de cette tapisserie a nécessité de retracer les modalités de son entrée dans les collections nationales, consécutive à la donation consentie par Godefroy Brauer en 1920. Malgré l’importance de ce marchand et collectionneur, les informations disponibles à son sujet demeuraient lacunaires. Cette recherche constitue une première étape dans l’étude de la collection Brauer, qui appelle une enquête approfondie fondée sur l’exploration de sources françaises et italiennes.
Rapporteur : Matthieu Fantoni, conservateur du patrimoine, Musée Fabre
10 juin, 12h – 12h40
Le projet scientifique culturel mutualisé des musées de Laval, de la construction méthodologique à la rédaction du bilan
Julie Bouillet, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé sous la direction de Clarisse Dire, directrice Lecture publique et patrimoine, et de Stéphanie Brouillet, conseillère musée à la DRAC Pays de la Loire
La ville de Laval dispose d’un service « Musées d’art » et d’un service « Musée des sciences ». Dans le cadre d’un partenariat avec un musée national, un projet de création d’un nouvel établissement muséal est actuellement à l’étude. Il apparaît dès lors indispensable de se doter d’un projet scientifique et culturel mutualisé afin de disposer d’un outil de pilotage partagé entre les équipes, les élus et la direction générale. La mission scientifique a consisté à élaborer et mettre en œuvre une méthodologie de travail, à recueillir les informations nécessaires puis à rédiger la première partie consacrée à l’établissement du bilan des institutions muséales.
Rapporteur : Robert Blaizeau, directeur des musées de la Métropole Rouen Normandie
10 juin, 14h30 – 15h10
Les œuvres sortent de l’ombre, deux projets de valorisation des collections en réserve des musées de Rouen :
François Masson (1745-1807), sculpteur normand : pilotage d’un projet d’accrochage au musée des Beaux-Arts de Rouen ; Coordination d’un catalogue de 200 œuvres proposées en dépôt par les musées de Rouen.
Clara-Lou Sinard, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au musée des Beaux-Arts de Rouen, sous la direction de Robert Blaizeau, directeur des musées de la Métropole Rouen Normandie
Ce travail scientifique porte sur deux projets de valorisation des collections des musées de Rouen habituellement conservées en réserve. Le premier concerne la conception d’un accrochage consacré au fonds du sculpteur François Masson (1745-1807), présenté pour la première fois dans son intégralité au musée des Beaux-Arts de Rouen. Le second consiste en la coordination d’un catalogue de 200 œuvres proposées en dépôt par les onze musées de la Métropole Rouen Normandie. Fondé sur des principes de solidarité et de partage, ce projet vise à renouveler les pratiques traditionnelles du dépôt muséal.
Rapporteur : Matthieu Fantoni, conservateur du patrimoine, Musée Fabre de Montpellier
10 juin, 15h20 – 16h00
Préparer l’exposition temporaire « Alexis Mossa (1844-1926), l’art du récit » au musée des Beaux-Arts Jules Chéret de Nice
Lola Vaissaire, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au musée des Beaux-Arts Jules Chéret de Nice, sous la direction de Johanne Lindskog, directrice du Musée Chéret.
Éminente figure du paysage artistique et politique niçois, le peintre Alexis Mossa (1844-1926) a joué un rôle majeur dans la création du musée des Beaux-Arts de Nice, dont il fut le premier conservateur. En 2026, l’institution commémore le centenaire de son décès avec une exposition temporaire consacrée aux aspects narratifs de son œuvre. Cette manifestation préfigure une rétrospective prévue pour 2027. La mission scientifique de ce stage a consisté à conduire des recherches destinées à nourrir ces deux projets d’exposition, tout en élaborant synopsis et liste d’œuvres.
Rapporteur : Servane Dargnies-de Vitry, conservatrice peinture au musée d'Orsay
12 juin, 10h20 – 11h00
Concevoir le renouvellement d’un parcours permanent : l’exemple des salles de céramiques japonaises du musée national des arts asiatiques-Guimet
Marie-Lise Lahaye, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage réalisé au Musée national des arts asiatiques-Guimet, sous la direction de Pierre Baptiste, directeur des collections du Musée national des arts asiatiques-Guimet
Marie-Lise Lahaye s’est vue confier l’élaboration d’un projet de renouvellement de la présentation des céramiques japonaises au sein du parcours permanent du musée national des arts asiatiques-Guimet. Le travail scientifique a consisté en l’étude des collections, la constitution d’une liste d’œuvres, la conception du parcours et de la scénographie ainsi que la rédaction de l’ensemble de la médiation écrite. Cette étude lui a permis d’envisager les différents aspects d’un projet de rénovation d’un parcours permanent.
Rapporteur : Anne Fort, conservatrice en charge du Vietnam et de l’Asie centrale au musée Cernuschi
Patrimoine technique, scientifique et naturel
9 juin, 10h20 – 11 h 00
Les fonds annexes au sein des collections du Musée national de la Marine
Taslima Gaillardon, élève conservatrice du patrimoine, fonction publique d’État
Stage effectué au Musée national de la Marine (Paris-Dugny), sous la direction de Marianne Tricoire, conservatrice du patrimoine chargée des collections scientifiques et techniques.
Le Musée national de la Marine conserve, au sein de ses six sites et en dépôt, près de 13 000 objets non-inscrits à son inventaire réglementaire. « Collections d’étude », « fonds Expo », « fonds d’honneur », ces ensembles variés, rassemblés sous la terminologie englobante de « fonds annexes », posent des difficultés quant à la compréhension de leurs statuts et la manière dont ils peuvent être gérés et valorisés. En l’absence d’étude scientifique pièce à pièce, à ce jour, ce travail propose des pistes de gestion fondées sur la présomption de domanialité publique voire d’intérêt patrimonial majeur.
Rapporteur : Lionel Dufaux, conservateur du patrimoine, musée d’Orsay
10 juin, 12h-12h40
Les collections naturalistes du Musée muséum départemental des Hautes-Alpes. Étude, documentation des collections et pistes pour intégrer un futur parcours semi-permanent
Christophe Borrely, élève conservateur du patrimoine, fonction publique territoriale
Stage réalisé au sein du Musée muséum départemental des Hautes-Alpes, sous la direction d'Agathe Frochot, directrice du Musée muséum départemental des Hautes-Alpes.
Ce travail scientifique porte sur l’étude, la documentation et la valorisation des collections naturalistes du Musée muséum départemental des Hautes-Alpes, dans un contexte de redéfinition de l’identité scientifique et culturelle de l’établissement. À partir d’un corpus couvrant la paléontologie, la zoologie, la botanique, la minéralogie et la pétrologie, l’étude restitue l’histoire de la constitution des collections, leurs usages scientifiques et muséographiques, ainsi que leur inscription dans des réseaux savants locaux et extra-européens. Fondée sur le dépouillement archivistique, l’analyse des inventaires et l’observation directe des spécimens, elle met en évidence le fort potentiel patrimonial des Naturalia et propose des pistes concrètes pour leur intégration dans un futur parcours semi-permanent.
Rapporteur : Laure Danilo, conservatrice responsable du Musée d'Orléans pour la Biodiversité et l'Environnement
Informations pratiques
Ces soutenances sont publiques, dans la limite des places disponibles.
Les inscriptions sont à faire auprès de l’INP, site Vivienne, en appelant le 01 44 41 16 41.